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Bernard Pelligand |
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Entrer dans l’univers de Bernard Pelligand, c’est se donner le droit de sourire, d’être étonné, et même de rire. Qui sont ces êtres ubuesques qui nous regardent, nous interrogent, nous délivrent des messages ? Des personnages croisés au hasard de la vie, de l’imaginaire jubilatoire du peintre avec comme seul mode de communication, la dérision. Dérision de ce monde actuel, réel ou fictif, Bernard Pélligand prend le parti pris de l’ironie douce, parfois amère mais toujours sincère dans son travail de plasticien. Des couleurs denses viennent inonder le support, pas un seul pan de la surface n’est épargné, à croire que le vide lui fait peur…peindre, peindre encore, repeindre sur ce qui a déjà été peint, et s’émerveiller du résultat : la maîtrise de l’équilibre artistique, la cohésion parfaite de l’univers créé. Le « less is more » devient ici le « more is more », la nécessité du plus pour parvenir au terme de sa recherche picturale. Un plus auquel il faut ajouter des mots, des photos, des collages, des phrases qu’il nous faut déchiffrer, et qui ajoutent encore du sens à l’univers si singulier des personnages. Bernard Pelligand est un plasticien pour qui l’acte de créer est indissociable de sa vie. Peintre autodidacte et personnage singulier, sa peinture est son oxygène, son carburant, sa raison d’être. Dessins, photographies, peintures, maîtrise des couleurs, collages, volumes, écritures… Tout est bon pour se raconter et nous dire avec cet humour qui le caractérise toute la dérision et la vanité qui accompagnent nos chemins de vie. Son œuvre est forte et volubile, elle ne nous laisse jamais indifférent. La vache et le Pelligand, fable. Aux temps anciens, les vaches ruminaient la bonne herbe vert des prés et des champs, activité qui les plongeaient aux heures chaudes de l’été dans une douce béatitude. Cette pratique immémoriale fût brutalement remplacée par l’absorption forcée de fadasses croquettes et de bouillies douteuses . On connaît le résultat, mais quel rapport avec Bernard Pelligand ? J’y arrive : Bernard Pelligand est aussi un ruminant ; il mâche et remâche interminablement les éléments de sa mythologie imaginaire et ordinaire. A la fin de chaque séance, le goût est un peu plus fort, plus précis, alors il continue : brout, brout, brout… Tel le hamster dans sa roue, l’idée tourne inlassablement comme une boite de camembert. Peldugland Qu’est ce que la paveintavure ? Après examen des Paveintavures de Bernard Pelligand, j’ai trouvé la réponse : la Paveintavure c’est la peinture qui parle, principalement en français mais aussi en anglais et quelquefois en javanais. Des images, il y a en partout, beaucoup, tout le temps ; pour isoler les siennes et les protéger du vacarme ambiant de la purée audio-visuelle, Pelligand a voulu que ses peintures puissent s’expliquer, s’interroger surtout : qu’est ce que cela veut dire ? Où sommes nous ? Qui sont ces gens ? C’est dans cette tension entre les mots et l’image que les Paveintavures arrivent à exister en prenant le risque de la confusion et de l’absurdité. Mais au point où nous en sommes…Alors allons-y gaiement et sans agressivité ! Octave des Obres P.S : Et l’histoire dans tout ça ? Elle y trouve aussi son compte car comme le dit Mickey l’Ange, les plastichiens aboient, le Caravage passe et Léonard devint scie. |
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horreur borréale technique mixte papier |
sweet bidole technique mixte papier |
toni gone vert adam technique mixte papier |