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Patricia Dubien |
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Au hasard de ma promenade, votre tableau... Paysage de ville imaginaire, simple ligne parmi la couleur et le grand espace, tout y est et puis cette ville qui semble s'évanouir lorsque notre regard se rapproche ; voir ce qui est, voir ce qui n'est pas, alternance troublante qui met à mal l'illusion même. Peinture de deux mondes en un même temps, en une même surface, le lisible et l'invisible. Cette dialectique est au coeur de vos paysages et me touche au plus haut point. J'ai souvent vu les paysages ainsi sans jamais pouvoir les retrouver par la suite. Depuis cette promenade c'est chose faite. Et votre tableau que l'on admire ainsi de la rue, d'un trottoir à l'autre ne peut pas être mieux présenté : un tableau visible dans une ville invisible, le regard concentré sur l'oeuvre, un tableau invisible dans une ville visible, l'oeuvre appartenant alors tout entière au domaine de la rue, se confondant à elle. Et c'est cette douce et ennivrante impression de disparition et d'apparition de ma ville que je retrouve au coeur de votre tableau, le long de cette ville, simple ligne, que mon regard essaye d'accrocher dans ce double effet séducteur où prend naissance l'insaisissable. Une peinture comme révélée par l'alternance des points de vue. Cet art qui s'immisce jusque dans notre quotidien et qui prend là tout son sens et sa force. Pierre Cressant février 2008 Site : www.patriciadubien.com |
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