Pia
Raphaëlle Pia
Née dans la Loire. Vit et travaille à Paris. Professeur agrégée d'arts plastiques et peintre. Commence à exposer en 1970. Présente dans la Collection de la Ville de Paris (1981, 1982) et diverses autres privées. Séjourne dans deux fondations espagnoles (1997, 1999) et à la Cité Internationale des Arts à Paris (1981, 82).

Expositions de groupe récentes
Point à la ligne, Chamalières 2004 - Parfum de fleurs, Galerie Phal, Paris 2003 - Galerie H. de Roquefeuil, Paris 1999 - Petits formats, Galerie Hansma, Paris 1994.

Expositions personnelles (sélection)
Galeries : D. Amourette, Rouen 2003, 2001, 1999 - M. Batut d'Haussy, Paris 2001, 2000, 1998 - St-Sauveur, Dinan 2005 -
E. Lorente, Vienne 2006 - T. Vitale, Lyon 1992 - Utopia,
St-Étienne 1980…
Autres lieux :
Château de Bosmelet, Normandie 2006 - La Serre, Blois 2006
- GAC, Annonay 2006 - La Crypte, St-Aubin les Elbeuf 2005
- Bagatelle, Paris 2004 - Église Sainte Anne, Arles 2004 -
Cité Internationale des Arts, Paris 2000, 1997, 1992 - l'Aigalier, Martigues 1997 - MAC 2000, 1990 - Maison de la Culture,
St-Étienne 1981 - Wiesbaden, Francfort, Munich 1976-77...

Esthétique de la Flaque

Trop d'écrans et de substituts s'intercalent entre nous et le monde. Actuellement, je retourne « sur nature » sans intermédiaire . Regarder m'amplifie.

Les déserts espagnols sont mes « sujets » actuels. Comme l'étaient les fleurs dans la série précédente, ils sont des prises pour accéder à la peinture.

Je voulais que l'émotion me traverse et prenne corps directement grâce à une technique appropriée. J'ai trouvé l'« esthétique de la flaque » :

Je déploie la toile au sol. En guise de dessin pour les structures de la future peinture, je pince des plis. Puis j'inonde avec la peinture liquide qui glisse sur les pentes et s'accumule dans les creux en flaques longues à sécher . Des sédiments se déposent, comme la terre sur le sol.

Je reviens au Paysage, mais j'aborde ce thème autrement ; il relaie le thème de la Rose et s'enrichit de cette expérience. Strates géologiques et couches picturales se conjuguent.
En souvenir des Fleurs, j'allège les matières tout en gardant les poids et densités colorés.

D'autres motifs pourraient surgir car, dans mon désir de peindre, domine le goût de varier la texture afin de changer l'angle de vue et par là même le regard.

Pour moi, peindre c'est faire advenir une fluidité et un accord, en souvenir d'un spectacle.
Chaque maille de cette nasse: un émerveillement préservé de l'oubli.

Raphaëlle Pia, juin 2007


« Depuis trente ans, Raphaëlle Pia continue de peindre, obstinément. Elle aborde toujours de façon surprenante et très personnelle les grands thèmes de l'histoire de l'art : paysage, autoportrait, nature morte. »
(Fabien Pinaroli, 2006)

« La passion obstinée avec laquelle R.Pia recherche sa vérité en peinture se lit comme une quête identitaire […].Lourde de souvenirs à renaître, la matière est le véritable sujet de cette artiste émouvante. »
(Béatrice Comte, 28 avril 2000)

« étonnante liberté maîtrisée […] sur l'étroite ligne de crête séparant les deux versants de la peinture, c'est-à-dire abstraction et figuration. Fausse opposition, comme on le sait mais qui n'interdit nullement aux peintres d'en explorer avec fruit les infinies modalités. »
(Jean-Luc Chalumeau, 1997)

Rosaces

En Occident, les églises s'ornent d'images racontant la vie des personnages de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Dès le 13ème siècle, les Vierges à l'Enfant se multiplient. C'est à la fin du Moyen Age qu'apparaît la Vierge au buisson de Roses, en référence à un passage du Cantique des Cantiques et au Roman de la Rose.
Ainsi, la Rose prend place parmi les
attributs de Marie.

« Avec ses fleurs, isolées et hors contexte, Raphaëlle Pia invente, en quelque sorte, une botanique sexuelle. »
(Iczhak Goldberg, juillet 2004)

« Subtils, ses froissements de mauve et d’orangé translucides, de carmin ou de jaune lumineux montrent chacun, une unique fleur monumentale (...) qui peut se lire comme une blessure, un sexe féminin, un labyrinthe ou un cœur explosé.. »
(Béatrice Comte, mars 2004)

« (Raphaëlle Pia) chosit le thème des fleurs par besoin de fluidité lumineuse et de couleurs vives, un vrai désir de peintre ! »
(Jean-Luc Chalumeau, juin 2004)
tondo orange
tondo orange
Ø 80 cm
acrylique
Toile
tondo rouge
tondo rouge
Ø 80 cm
acrylique
Toile
Gde Rose Monument
Gde Rose Monument
acrylique